Bon, ici à la rédaction babayaguesque on s'est mis en tête de reprendre tous les articles un par un et de vous livrer absolument tout les morceaux en entiers. Fini les extraits de une minute ou trente seconde... Considérant la plupart des albums présentés ici comme des chefs-d'oeuvre, c'est excessivement frustrant de ne pas pouvoir vous les faire écouter.
Donc, nous avons déclaré l'état de guerre et d'urgence! Certes, cela prendra du temps (nous ne pourrons peut etre pas héberger tout les morceaux) mais on va s'y mettre.
Bien à vous
Babayaga et ses lutinoec de Trebeurden
Par Baba Yaga
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Publié dans : NEWS
7
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Apres le décapant Spectrum, l'éthéré Crosswinds, Billy Cobham nous revient en 1974 avec Total Eclipse. Le batteur s'est désormais forgé un style bien à lui, qu'il paufine avec les cuivres du duo inimitable que sont les frères Breckers, et la guitare torturée d'Abercrombie. Jouant la carte de l'album concept, Total Eclipse est dédié entièrement à l'astre nocturne,morceaux rythmés et envoutants, où les musiciens tissent un jazz funk lyrique avec brio.
Encore et toujours, les instruments nous emportent dans leurs fièvre, les uns après les autres. La trompette de Randy s'envole, le sax de Michael Brecker nous réchauffe les tréfonds l'âme ; Le monstre qui est assis à la batterie trépigne, se retient, lâchant une salve de roulements quand il le faut. Billy Cobham s'arme ici d'une section de cuivre qu'il va conserver quelques années, devenant ainsi un des pontes du jazz funk. Au final, Total Eclipse ne comporte pas de 'tubes' à proprement parlé. La totalité de l'album est excellente, dispensant une musique de qualité égale morceaux après morceaux., maîtrisée et conduite par des musiciens hors-pairs . Rien que du bon en somme.
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Musiciens
John Abercrombie - Guitare électrique et Ovation Mike Brecker Brecker - Flûtes, sax soprano & ténor Randy Brecker - Trompette & Flugelhorn Glenn Ferris - Trombonne basse & ténor Milcho Leviev - Claviers Alex Blake - Basse Billy Cobham - Batterie & Piano David Earl Jones - Congas Sue Evans - Marimba Cornell Dupree - Guitare électrique
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Morceaux
FACE A Solarization a) Solarization
b) Second phase . c) Crescent sun . d) Voyage . Lunarputians
Total Eclipse
Bandits .
FACE B Moon Germs
The moon ain't made of green cheese
Sea of tranquility
Last frontier .
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1974
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Par Baba Yaga
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Publié dans : Billy Cobham
4
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C'est pendant les sessions d'enregistrement de Bitchies Brew de Miles Davis, que le pianiste Joseph Zawinul et le saxophoniste Wayne Shorter décident de fonder le Weather Report. Véritable laboratoire musical, le groupe va voir défiler quelques uns des plus grands musiciens de jazz-fusion , tels que les bassistes Miroslav Vitous ou Jaco Pastorius, pour ne citer qu'eux. Le Weather Report marie alors jazz, musique électronique, musique traditionnelles de tout horizon et rythmes sud-américains, pour finalement devenir un groupe référence pour bon nombre de musiciens de jazz-rock.
Glissant à pas feutrés, tel un écho de la rue qui se serait glisser sous la porte pour rentrer chez vous et vous faire parvenir la rumeur du monde, Mysterious Traveller flotte et tourbillone dans l'air. Nubian Sundance, qui ouvre l'album, vous invite dans le monde éthéré et pourtant bien vivant du Weather Report. Nappes après nappes, morceaux après morceaux, esquissant un vague sentier, les musiciens nous offrent ici une pièce maîtresse de leur art. La basse d'Alphonso Johnson, qui vient de rejoindre le groupe, se mêle savamment aux ambiances rythmiques d'Ishmael Wilburn et Dom um Romao, alors que les claviers de Zawinul répondent au sax occulte de Wayne Shorter. Ils savent aussi se faire oublier, c'est aussi ca Weather Report, une musique qui vit d'elle même, échappant à ses compositeurs, générant sa propre énergie. Et puis, tel un vol d'oiseaux, la musique repart dans le loin avec le morceau Jungle Book, tout ceci n'était qu'un rêve, une rumeur... L'aube peut enfin se lever.
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Musiciens
Josef Zawinul - Fender Rhodes, piano, synthesizer Wayne Shorter - Sax soprano & ténor Alphonso Jonhson - Basse Dom um Romao - Percussions Ishmael Wilburn - Batterie Miroslav Vitous - Contrebasse
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Morceaux
FACE A Nubian sundance
American tango
Cucumber slumber .
FACE B Mysterious traveller
Blackthorn rose . Scarlet woman . Jungle book
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1974
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Par Baba Yaga
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Publié dans : Weather Report
5
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On ne présente plus les Who, un batteur complètement cinglé, un guitariste fou furieux, un chanteur illuminé, et un bassiste impassible. Au risque de me faire des ennemis parmi les fans, Quadrophenia reste pour moi leur meilleur album. Opéra rock dans la lignée de Tommy, Quadrophenia est une ode aux "mods" ou se mêle avec talent l'énergie rock et débridée du groupe et les talents de compositeur de Pete Townshend. Quadrophenia nous plonge dans un univers emprunt de nostalgie et de rebellion rythmé par les bruit du quotidien tel que la radio, le bruit des vague, de la théière qui siffle, un train qui s'en va (le train n'arrive jamais dans ces univers, il s'en va toujours quelques part). La redondance des thèmes, leurs multiples déclinaisons, achèvent de nous imprègner totalement (même si j'ai une nette préférence pour la première galette) ...
Les vagues retentissent, la musique commence, s'enivre rapidement. Rythmes saccadés, la basse résonne, la batterie frémit, la guitare sonne tel des coups de poings lancés dans le vide, contre nous même, contre les autres, contre le monde. Quadrophenia vient de commencer avec une grande question "Can you see the real me?" Qui d'autre que les Who peuvent ainsi sublimer la révolte intérieur de celui qui affronte le monde et ses désillusions? Nous voilà embarqué dans un cri qui dure le temps d'un album. Les titres des chansons parlent d'eux-même, Cut my Hair, The punk and the godfather, Dirty Jobs... La réalité est ici sublimée en une course folle...
Quadrophenia génère des émotions fortes, Pete Townshend signe là des compositions abouties, portées par la furie d'un groupe de musiciens talentueux. Les cris d'espoir et de désespoir poussés par Roger Daltrey, l'attaque incessante des fûts d'un Keith Moon enragé, les envolées prodigieuses de la basse de John Entwistle (qui reste à mes yeux le pilier de la formation, comme un axe immuable autour duquel s'agitent frénétiquement les trois autres). A écouter donc, et plutôt deux fois qu'une...
Par Baba Yaga
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Publié dans : The Who
5
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Cultivant l'humour et l'absurde tel un Frank Zappa dont il n'a pas a jalouser la discographie impressionante, inventant son propre langage, à la façon d'un Christian Vander (batteur et fondateur de Magma), les deux hommes ont d'ailleurs quelques accointances (entre félés géniaux ca arrive souvent), Tatsuya Yoshida est un artiste atypique et plus complexe qu'on ne le croit . Batteur reconnu, mais également guitariste, pianiste, joueur de fermeture éclair, et de parapluie électrique (si, si), Yoshido multiplie les expériences musicales et ne recule devant aucun schéma pré-établi, flirtant aussi bien avec la musique traditionnelle japonaise ou le noisy-punk, et la musique comtemporaine. Fondateur de plusieurs groupes qui sont autant de projets musicaux, on retrouve dans son travail une obsession du rythme et la recherche de l'énergie musicale au-delà du souci mélodique.
Magaibutsu, album étrange, ressemble étrangement à un avatar "Magmaesque" (comme par exemple le morceau d'ouverture Jöneoïk), à travers ses compositions très agressives et transcendentales. Tatsuya Yoshida n'hésite pas à aller plus loin que ses confrères français, utilisant l'électronique, saturant et distordant allègrement les sons. La musique est libérée de ses carcans habituels, pour exploser en un ensemble de sons souvent dissonants, et pourtant complémentaires. Magaibutsu, disque chaotique, totalement barré mérite plusieurs réécoutes. Comme le montre la pochette, il est le produit de la rencontre de plusieurs horizons, de plusieurs époques ; le déferlement d'idées est tel qu'il est dur de tout ingurgiter en une seule fois. Magaibutsu reste un des meilleurs disques de Tatsuya.
Quelques vidéos sur le bonhomme très intéressantes : Vidéo 1 ; Vidéo 2 ; Vidéo 3
Par Baba Yaga
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Publié dans : Tatsuya Yoshida
5
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