Magma - Üdü Wüdü
Allez je me lance. On va essayer de parler de la musique de Magma. Tâche ardue de parler de quelque chose d'unique. Rien ne ressemble à Magma. Certes Magma s'inspire de divers genres musicaux tels que le jazz où le rock-progressif, mais le mélange aboutit à quelques chose d'invraisemblable, d'inimitable et d'inimité.
Mené par Christian Vander (batteur à la scène et compositeur - essentiellement au piano - à la ville), Magma nous entraîne dans un univers sombre au premier abord, utilisant une langue inconnue, le kobaïen, et une quasi-omni-présence d'une "batterie de combat" d'un Vander illuminé. Pourtant, à travers cet aspect sombre, cette apparence de secte étrange et lugubre, on distingue la lumière. Utilisant à outrance le principe de la répétition, la musique, quelques fois des monuments de plus d'une heure, nous amènent à la transe, pour enfin, entrevoir l'absolu. Ajoutez à cela la maîtrise parfaite des instruments et des voix, et le charisme démentiel de Vander, littéralement possédé par sa musique, et vous aurez je l'espère un début d'idée de ce qu'est ce groupe.
Üdü Wüdü est l'album à mon avis le plus accessible (c'est en tout cas ce que j'ai remarqué), il se divise en deux phases à proris distinctes. Janick Top est revenu , lui et Christian Vander vont composer l'ensemble de l'album.
La première face est une suite de morceaux légers, presque festifs, rappelant quelques fois le premier album. Les choeurs des femmes sont omni-présents, répondant à la voix masculine, les cuivres se font joyeux. Ainsi débute l'album, avec le morceau éponyme . Le second morceau semble plus noir, les femmes sont absentes, la batterie est plus présente, plus lourde, comme une marche rituelle. Troll tanz (la dans edes fantomes), nous annonce une epreuve, des choses nous sont raconter, nous preparant pour l'incantation du Soleil d'Ork. Nous ouvrons un portail, l'epreuve est là il faut l'affronter, Zombies (seconde partie de la danse des fantomes) ferme cette première face qui nous a mis en condition....
La seconde face est cataclysmique, insensée. Nous avons plongé dans une course effrenée, un univers de dément. De Futura reste LE morceau de l'album, et peut-être LE morceau des concerts de Magma. Au fil du disque les chants se sont effacés petit à petit. Ils sont devenu à présent cris primaires. Véritable duel (ou cruelle complicité) entre la batterie et la basse, qui battent la mesure comme un coeur vivant, De Futura accélère sans cesse, comme de mutiples ponts vers l'absolu, nous amenant à la transe complète (faut voir ça en concert au moins une fois avant de mourir! - j'ai pas dis en vidéo)...
A noter que la version CD propose un septième morceau, Ëmehntëht -Rê, un peu incongru quand on connait l'album originel depuis trop longtemps, mais qui sonne comme un note d'espoir, comme si le but de tout ça avait enfin été atteint.
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A la recherche de musique pour illustrer cet article, je me balladais sur le net, espérant... (étant donné que l'oeuvre de Magma est extrèmement protégée), et la bim! je tombe sur quelques chose dont j'ignorai jusqu'à l'existence. Soleil d'Ork, album de Jannick Top reprenant la quasi-totalité de l'album dans le même ordre. Comme quoi l'oeuvre était pensée et bien pensée.
Je remets ici quelques extraits qui me semblent les plus ressemblants pour illustrer l'article ci-dessus. Voilà donc quelques morceaux tirés de l'album de Janick Top (dans lequel on trouve un certain Jean Schultes à la batterie :D, ainsi que quelques uns des musiciens présents sur l'album Üdü Wüdü, dont Christian Vander). Pendant ce temps, je file essayer de dénicher cet album inconnu qui m'a l'air tout bon.

