Santana - Borboletta
Borboletta, l'album papillon, fait suite à Caravanseraï et à Welcome. Le groupe Santana s'enfonce encore un peu plus profondément dans l'univers du Jazz-rock. Greg Rollie et Neal Schon sont partis vers d'autres horizons plus rock, le bassiste Dave Brown est revenu. Chanceux les possesseurs du vinyl, l'album est brillant comme les ailes d'un papillon bleu, pour le coup on pourrait croire que de la poudre va rester accrochées à nos doigts...
Les percussions sont toujours là, omni-présentes, comme un tapis rythmique sur lequel viennent se poser les mélodies des claviers et de la guitare. Les musiciens se succèdent, et Santana multiplie les rencontres. Jules broussard, Stanley Clarke, Airto Moreira, Ngudu Chancler et Flora Purim sont de la partie. Comme autant de guides vers le monde du jazz-fusion vers lequel le guitariste chicano se tourne à présent. Les solos de guitare sont d'ailleurs moins présent, s'effaçant pour révéler toute l'ampleur des autres instruments.
Le papillon ouvre ses ailes sur des sonorités étranges, un brin latines, orchestrées par le couple Airto/Flora... puis les morceaux s'enchaînent, s'imbriquant les uns aux autres comme autant de petits bijoux musicaux, travail d'orphèvres... jusqu'à la suite titanesque de la seconde face : Un chaos musical, où les instruments se percutent, se cherchent, pour enfin voir naître une fleur merveilleuse. Rythmes puissants, les percussions s'affolent, les doigts de Stanley Clarke filent sur le manche. Santana nous raconte, encore une fois, une de ces merveilleuse histoire...
Ceux qui l'ont ouvert referment enfin l'album, Airto conclue ce chapitre par une incantation, une page est tournée.

